BLUEPLAST, UN PLASTIQUE QUI SE DÉGRADE DANS L’EAU

BLUEPLAST, UN PLASTIQUE QUI SE DÉGRADE DANS L’EAU
28 février 2016
En décembre dernier, John Persenda, le PDG du groupe Sphère a reçu le Trophée Europe 1 de l’Environnement, saluant en particulier une innovation pour le monde de l’emballage ménager : le Blueplast ®, un plastique hydro-biodégradable.

Le Bluepast®, qui sera lancé en 2017, est un plastique destiné aux films et aux sachets, issu de ressources végétales qui s’hydro-dégradent naturellement sans impact sur l’environnement. S’il se dégrade en effet dans les espaces marins (mers, lacs et rivières), sous l’action des micro-organismes présents dans les eaux, ses propriétés mécaniques ne sont pas altérées par le contact de l’humidité ou de la pluie avant plusieurs jours, et sa résistance est équivalente à celle de tous les plastiques. Il lui faut entre un et deux ans au maximum, selon le temps, la température, et la nature de la faune présente dans l’eau, pour se dégrader – contre  450 ans pour un sac plastique classique.

Autre point important : le Blueplast se biodégrade intégralement. Aucun résidu pouvant avoir des effets nuisibles sur l’environnement marin, y compris en cas d’ingestion par les animaux aquatiques, ne subsiste. Ce qui le place de façon bien plus favorable que les oxo-biodégradables. Enfin, en matière de compostabilité, le Blueplast répond également aux exigences de la norme EN 13432.

Un bémol toutefois : lorsque la consigne de tri sera étendue à tous les emballages plastiques, du fait de sa biodégradabilité et de sa structure différente de celle des résines actuellement ou potentiellement recyclables, le Blueplast ne pourra a priori pas intégrer de filière de recyclage plastique.