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Une démarche citoyenne

Les produits issus du recyclage sont fabriqués avec des matières premières secondaires qui, sans la filière du recyclage, auraient abouti, après utilisation, dans une décharge (désormais « centre d’enfouissement technique ») ou dans une usine d’incinération. « Pour chaque matériau, il existe aujourd’hui des filières de collecte, de récupération et de recyclage des matières premières secondaires permettant la fabrication de produits recyclés et des débouchés pour ces produits, souligne Yvan Liziard, directeur du département recyclage chez Eco-Emballages. Il n’est donc plus envisageable de continuer à abandonner les matériaux après leur consommation, alors que l’on est capable de leur donner une nouvelle vie. »

Acheter recyclé et le faire savoir, c’est être cohérent avec un programme de collecte sélective des emballages déjà en place, participer au développement du marché du recyclage et à la création d’emplois dans ce secteur. L’achat de produits recyclés permet également de limiter les importations de matières premières, de contribuer aux économies d’énergie, de limiter les émissions de gaz à effet de serre, d’aller dans le sens du développement durable et de participer à une démarche écologique et civique.

 

Au delà de l’acte citoyen, l’achat « plaisir »

Outre le papier, les bouteilles en verre, les planches d’aggloméré ou les sacs-poubelle, que tout le monde utilise sans même parfois savoir qu’ils sont issus du recyclage, les produits recyclés peuvent être à la fois techniques, récréatifs et valorisants.

Le recyclage de certains plastiques comme le PET ou le PEHD, servant à la fabrication de bouteilles alimentaires et de flacons de produits ménagers, permet aujourd’hui de fabriquer des pulls en laine polaire, des tee-shirts, des frisbees et même des montres…

 

Les achats publics

Pour être en conformité avec la loi, les collectivités locales doivent respecter les principes de l’achat public, à savoir la transparence de la procédure, la libre concurrence, la liberté de choix ou encore l’égalité d’accès à la commande publique. L’ensemble de ces règles est notamment contenu dans le code des marchés publics.

La politique d’achat et d’utilisation des produits recyclés s’accommode a priori de ces principes. Les produits existent, ils offrent les mêmes qualités que les produits vierges, relèvent des mêmes normes et répondent aux mêmes usages. Ils peuvent donc être intégrés dans les procédures d’achat, d’autant que la version 2001 du nouveau code des marchés publics a expressément prévu que les cahiers des charges peuvent contenir, au niveau des conditions d’exécution du marché, des dispositions visant à protéger l’environnement. Si, auparavant, la notion de recyclé ne pouvait être retenue comme critère de choix des candidats, cette nouvelle disposition favorise désormais la mise en place de politiques d’« achats verts » au sein des collectivités locales et des administrations.

Mais à l’heure où la réglementation a déjà bien évolué, les préjugés et les obstacles à l’achat de produits recyclés restent encore nombreux. Certains marchés excluent a priori les produits issus du recyclage parce qu’ils sont considérés comme de moindre qualité ou bien parce que l’offre de produits recyclés n’est pas assez lisible. Autant de difficultés qui sont souvent le corollaire d’un manque d’information des acheteurs publics, même si beaucoup ont pris en compte depuis longtemps la préservation de l’environnement dans leur politique d’achat.

Boucler le cercle vertueux du recyclage est, de toute évidence, un enjeu capital des politiques de traitement des déchets produits par les ménages. L’État, les collectivités territoriales et les établissements publics ont aujourd’hui les moyens de montrer l’exemple…

2 bouteilles en PET = 1 montre

 

       

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