Par rapport au secteur des matières premières, l’économie du recyclage présente aussi l’avantage d’une grande stabilité, au niveau tant des emplois induits que des matières secondaires produites. Les données rassemblées par la Federec confirment le rôle indispensable de la récupération pour l’économie nationale puisqu’elle représente environ 40 % des approvisionnements de l’industrie française.
Outre un intérêt évident pour l’avenir écologique des générations futures, le recyclage a une incidence positive sur l’économie. La collecte sélective, le tri et la valorisation matière des emballages créent des emplois et limitent les importations de matières premières. De récentes études ont ainsi montré que ces activités génèrent plus d’emplois que la mise en décharge et l’incinération.
Fin 2002, le secteur de la récupération, du recyclage et de la valorisation employait près de 30 000 personnes, avec une augmentation des effectifs salariés de 13 % en trois ans (source : Fédération de la récupération, du recyclage et de la valorisation – Federec).
Déchets des collectivités (voirie, marchés…) | 14 |
Déchets des ménagesEncombrants | 286 |
Déchets des entreprisesDéchets non dangereuxDéchets dangereux | 9084 |
Déchets de l’agriculture et de la sylviculture | 374 |
Déchets d’activités de soins | 0,2 |
Déchets du BTPDéchets non dangereuxDéchets dangereux | 3433403 |
Source : ADEME-IFEN, 2006.
353 kg de déchets ménagers sont produits par an et par habitant dont 86 kg sont des déchets d’emballages ménagers. Ils trient en moyenne, 40 kg de déchets d’emballages ménagers par an, mais leur performances varient selon le type d’habitat :
- urbain : 24 kg par an ;
- semi-urbain : 39 kg par an ;
- semi-rural : 52 kg par an ;
- rural : 56 kg par an.
Le taux de refus moyen est proche de 20%.