
Pendant un an, Laure, Thomas et leurs 3 enfants partent sur leur voilier à la découverte du monde. Ils ont imaginé ce périple comme un véritable voyage écologique à vocation pédagogique en faveur de l’écocitoyenneté. Partir à la rencontre des océans, de la faune mais aussi des peuples pour éveiller une conscience durable aussi bien chez leurs enfants que chez tous ceux qui suivront ce projet.
L’idée de ce voyage est née de l’envie d’une parenthèse privilégiée au rythme du vent et des rencontres, de s’enrichir mutuellement. Laure et Thomas ont souhaité renforcer la sensibilité écologique de leurs enfants et de la faire partager à leurs classes respectives (CP et CM2), ainsi qu’aux enfants du centre de loisir de Levallois.
Eco-Emballages a souhaité soutenir ce projet original de part sa démarche en faveur de l’environnement. En effet le bateau utilise l’énergie solaire, ce qui le rend autonome énergétiquement. Par ailleurs, il dispose d’un désalinisateur lui permettant de produire de l’eau douce à bord. Enfin, l’équipage a mis en place le tri de ses déchets à bord.
Le tri est également un thème auquel Pia, Brune et Noé sont particulièrement attentifs. Ils sont de véritables reporters des pratiques du tri et du recyclage dans les différents territoires qu’ils traversent. Ils vont nous faire partager leur expérience tout au long de ce voyage.
Eco-Emballages a voulu se faire le relais de ce partage de connaissances et de découvertes, un bon exemple d’éducation à l’environnement et au développement durable.
Expérimenter un an en mer en limitant son impact écologique, un véritable défi !

La famille Decroix est partie de Paris début novembre vers la Martinique. Ils ont ensuite visité les Petites Antilles et les îles Grenadines. Puis ils ont fait cap vers Puerto Rico et la République Dominicaine.
> Voir sur la carte où sont-ils aujourd’hui ?
Les prochaines étapes à venir :
En janvier la famille hisse les voiles pour la Jamaïque. En février, elle sera à Belize puis au Panama en Mars.
Enfin, elle mettra le cap sur les Galápagos puis les îles Marquises et terminera son périple en Polynésie Française (Tua moto et les îles sous le vent) en août.

Pia: 10 ans – CM2. Une vraie conscience de la nature, de l’écologie et de la trace que nous laisserons autour de nous… Elle sera notre correspondante Eco-Junior avec ses yeux, ses mots, son pragmatisme et sa sensibilité…un vrai petit reporter en herbe !! Très bonne mousse, elle attend avec impatience de voir les Galápagos pour admirer des tortues géantes et voir les phoques monter sur le bateau !

Brune: 7 ans – CP. Embarquée dès l’âge de 4 ans en bateau. Un vrai petit poisson, aussi à l’aise sur un bateau que dans l’eau avec masque et tuba… Elle a tout de suite trouvé ses marques et est très à l’aise et heureuse de vivre en mer. Surtout des haltes pour se baigner et regarder les poissons. Elle rêve de rencontrer les Océans, de nager avec les dauphins et….un jour de voir des Pingouins au Pôle Sud!! Une petite aventurière, curieuse et ouverte sur les autres, qui va découvrir l’écriture et la lecture en liaison avec sa classe de Levallois. Très fière de dire que c’est sa maman qui va lui apprendre à lire et à écrire.

Noé: 3 ans – Petite section de maternelle. Première croisière dans le ventre de sa maman, 2° à 6 mois dans son hamac…et un tempérament de « Paquitaine Crochet». Un vrai petit mousse en herbe, qui aime barrer avec son papa et monter au mat !! Rêve de conduire le bateau, pêcher des poissons avec son Papa et aller à « Tuba » pour voir les voitures américaines des cubains.

Thomas: 39 ans - Directeur National des Ventes Kraft/Lu. Amoureux de la mer et de la voile sous toutes ses formes, aussi à l’aise en bateau en Bretagne, que sur la méditerranée, s’est lancé dans une course transatlantique il y a 7 ans et a été piqué du virus !! 20 ans de voiles, régates, croisières, transat des Alizés. « Vivre au rythme des enfants, de la mer et de notre environnement ».
Laure: 40 ans – Directrice de Clientèle Firmenich. Une enfance jamais loin des bateaux et le bonheur des croisières familiales, embarquée très jeune dans les anglo normandes et la Manche. Déjà très bonne équipière, et deviendra une vraie « skipper » après ces 10 mois en mer. « La mer pour seul ligne d’horizon avec ma tribu. Se donner du temps pour partager en famille et s’ouvrir au monde».
Quel est l’événement qui vous a le plus marqué depuis le début de ce périple ? Votre meilleur souvenir ?
Pia : l’évènement qui m’a le plus marqué c’est d’avoir eu de la pluie comme en Bretagne alors qu’on est au soleil !! Et mon meilleur souvenir c’est d’avoir nagé avec des tortues aux Tobago cays.
Brune : l’évènement qui m’a le plus marqué c’est d’avoir retrouvé Laurence& Yann, les parents de nos copains de Bordeaux, avec qui nous avons navigué aux Grenadines !! Et mon meilleur souvenir c’est d’avoir nagé avec des tortues aux Tobago cays.
Qu’est-ce qui vous manque le plus, en mer ?
Pia : ma famille et mes copines de l’école.
Brune : de ne pas pouvoir faire ni de patinoire (à glace) ni de trampoline.
Qu’est ce qui vous plait le plus dans ce projet ?
Pia : de découvrir la mer, des pays, et des animaux.
Brune : de voir des animaux qu’on a jamais vu.
Comment se passe la vie à bord, au quotidien ?
Pia : le matin on se réveille tôt avec le lever du soleil vers 6h00 et on travaille après le petit déjeuner. C’est maman notre maitresse à bord, on doit travailler tous les jours et quand toutes les leçons sont terminées, on a le droit d’aller se baigner. On aide papa à travailler sur le bateau (on a installé un récupérateur d’eau de pluie car en ce moment il pleut un peu tous les jours !!). Après on met les voiles et on fait une traversée jusqu’à la prochaine île. Je suis souvent responsable de l’écriture du journal de bord du bateau (on écrit l’état de la mer et du vent, la vitesse à laquelle on va, le cap du bateau, l’endroit sur la carte où nous sommes, les petits bricolages à faire).
Quand on est arrivé (après un déjeuner en mer) on se baigne au mouillage, on finit quelques leçons et quelque fois on va diner à terre. On se couche tôt car on est vite fatigué et que le soleil tombe vite.
Brune : quand je me réveille le matin, je petit déjeune sur le pont et après on travaille. Le matin, on essaye de visiter les villages, on va voir les marchés (il y a beaucoup de fruits et des légumes), on achète des bananes, des pamplemousses, des ananas et des tomates. Mais il n’y a pas de supermarchés et on invente avec maman des recettes nouvelles. Après on déjeune et on se baigne quand Noé fait la sieste. Souvent on va sur une autre ile, à la voile, et je ne suis pas trop malade même s’il y a un peu de vent ou de vagues. Quand on est arrivé, on se baigne tous ensemble, je mets mon masque et mon tuba pour voir des poissons et après comme le soir vient vite, on dine sur le bateau et on se couche. Je dors dans la même cabine que ma sœur, et mon petit frère est tout seul dans sa cabine.
Dans le bateau, nous trions nos déchets.
Nous avons 2 poubelles différentes à bord:


On fait tous très attention à bien mettre nos déchets dans la bonne poubelle. Si on ne sait pas bien, on demande à papa et maman.
Après 3 semaines en mer, on a voulu faire une photo de tout ce que nous avions comme déchets recyclable (emballages cartons/boites de conserves, cannettes/ plastiques : bouteilles de lait, d’eau) :

Waouh !! Cela faisait beaucoup !! On était impressionnés mais cela doit certainement être moins important que lorsque nous vivons dans notre maison car nous mangeons beaucoup de choses achetées au marché que les dames nous emballent dans du papier journal.
Mais surtout nous avions peu de poubelle, non recyclables à mettre dans les bennes à ordures normales!!
Les différentes îles que nous traversons ne sont pas toutes équipées de centre de recyclage et dans beaucoup d’entre elles les déchets sont enfouis dans la terre ou même quelques fois jetés à la mer!

Quand nous jetons l’ancre dans une baie, les gens de l’ile viennent souvent nous voir en petit bateau ou pirogue pour nous proposer du poisson mais aussi de prendre nos poubelles contre de l’argent. Nous préférons leur acheter du poisson car ils rejettent souvent ces poubelles dans la nature n’ayant pas de moyens de recyclage!


Quand on arrive dans un port, au moment où papa fait les formalités de douanes, il se renseigne, et demande s’ils recyclent les déchets…

Ci-joint un reportage de notre arrivée au port du Marin en Martinique, puis à Gustavia à St Barthélémy.

L’archipel des Galápagos se situe dans l’Océan Pacifique à plus de 1000 Km de l’Equateur. Elles font parties du pays de l’Equateur. Comme nous n’avions pas de drapeau de l’Equateur, nous en avons peint un avec Brune afin de le mettre en haut du mat pour annoncer notre arrivée! Les douaniers des Galápagos ont beaucoup aimé notre drapeau!
Ces îles sont nées par le mouvement des plaques de la croute terrestres et ont formé des volcans il y a plus de 10 millions d’années. Il y a encore des volcans en activité sur les îles et partout la terre se mélange à la pierre de lave, ce qui donne des paysages noirs et verts avec une végétation très importante et riche.
Surtout ces îles sont très connues pour les animaux qui y vivent.
Autour des Galápagos, il y a plein de courants différents qui viennent du Pôle sud, du Nord de l’Amérique, et qui apportent plein de nourriture pour les poissons, les otaries, les baleines, ….
A bientôt !
Tous ces animaux et les plantes sont arrivés dans ces îles, depuis des millions d’années, portés par les courants, quelque fois sur des petits radeaux comme les oiseaux que l’on a vu flotter en bateau ou même par les vents (des insectes sont arrivés emportés par les vents!). Ils se sont reproduits sur place et petit à petit se sont adaptés, transformés pour survivre dans ce nouvel environnement.


Tout d’abord, nous avons rencontré des animaux terrestres incroyables: les tortues, les Iguanes et les Lézards.
Les Iguanes terrestres sont très beaux! Ils ont de multiples couleurs. Sur chacune des îles, ils se sont adaptés et ont une couleur différente. Les Iguanes marins sont incroyables. C’est le seul endroit au monde où l’on peut en trouver. C’est aussi un des animaux les plus vieux car il est aussi vieux que ces îles soient 9 millions d’années. Ils sont spéciaux car ils se nourrissent d’algues au fond de l’eau. On les voit se sécher au soleil, réchauffer leur corps avant de plonger dans l’eau froide afin de se nourrir. Quelque fois, nous étions impressionnées car ils ne bougent pas comme des statues.

Nous avons aussi rencontré des tortues géantes!! Elles seraient venues sur les îles en flottant depuis l’Amérique du Sud portées par les courants. La plus vieille aurait plus de 170 ans! Avant, elles étaient mangées par les Pirates, aujourd’hui elles sont protégées car les rats, chats ou chiens sauvages peuvent manger les petites tortues. Elles se déplacent très lentement et ne mangent qu’une fois par semaine. Elles ont quand même bien voulu manger les feuilles que nous leur avons données.
Du côté de la mer, les grandes stars des Galápagos se sont les otaries! Elles sont partout et nous amusent beaucoup. Elles adorent les Galápagos car elles ne sont pas chassées et surtout ont un superbe garde manger dans la mer avec tous les poissons. Elles adorent se faire dorer au soleil, du coup tout est prétexte pour aller sur les bancs, monter sur les bateaux. Plusieurs fois elles sont montées sur le bateau et au moment du petit déjeuner nous nous sommes retrouvés nez à nez avec elles!!!


Nous avons aussi vu de belles raies léopard! Lorsqu’elles nagent dans l’eau on dirait des oiseux avec leurs aîles. Et aussi de très belles tortues de mer.
Nous avons aussi rencontré des oiseaux incroyables, venus sur ces îles portés par les courants et les vents. Le plus incroyable est le Fou à Pattes Bleues qu’on ne rencontre que sur ces îles. Il a des pattes et quelque fois un bec bleu presque turquoise. Nous avons aussi croisé des Fous Masqués, des Hérons, des mouettes des Galápagos et des Fauvettes Jaunes. Tous ces animaux vivent très bien ensemble. Et ils s’entraident! Les tortues géantes se soulèvent pour laisser les oiseaux venir manger les petits insectes qui les dérangent. Ils viennent aussi picorer les insectes des otaries!



Vous comprendrez pourquoi devant toutes ces merveilles, il faut protéger la nature et surtout faire attention à nos déchets.
Donc avec Brune et Papa, nous sommes allés à la Mairie pour découvrir comment les habitants gèrent leurs déchets. Nous vous le raconterons dans notre prochaine actu !
La collecte se fait via camion ou pick-up. Les gens de la Mairie nous ont emmenées dans leur camionnette pour la collecte!! Nous sommes allées sur leur site de tri avec Brune et le monsieur nous a rapidement donné des masques pour se protéger des odeurs! Le contenu des poubelles bleues est mis sur un tapis roulant pour être trié entre le papier, la carton, le verre, le métal et le plastique.




Les différentes couleurs de verre sont triées pour être mieux vendues ensuite! Puis tout est compacté et mis en gros paquets pour être expédié par bateau sur le continent et être revendu. 6 centimes le kilo de carton, 0,04 centimes le verre et 0,15 centimes le kilo de pastique! Comme l’île importe beaucoup de produit et que les bateaux repartent souvent à vide, ils ne payent pas le transport retour vers le continent ce qui leur permet de gagner de l’argent pour développer le recyclage aux Galápagos.




Pour le compost, c’est assez impressionnant! Le camion poubelle déverse le contenu des poubelles vertes. Mais il y a aussi des gens qui viennent en camionnette déposer leurs restes, épluchures, nourriture,… Les restaurants aussi trient tout et ont beaucoup de déchets organiques! Tout est entreposé, remué et mis avec de la terre.
L’odeur est très forte et il y a des petits vers partout qui grouillent sur les restes!!! En fait c’est grâce à eux que ces restes vont se transformer en compost avec la terre. Puis, au bout d’une semaine, cette terre est mise dans une machine avec des grilles pour enlever tous les morceaux de plastiques qui peuvent rester et ne garder que la bonne terre.
La terre est ensuite mis dans des gros sacs de 40 kg pour être revendue dans les fermes ou pour les jardins. C’est un très bon engrais pour les plantes. Du coup aux Galapagos, ils n’utilisent pas d’engrais chimiques qui pourraient polluer les sols et l’eau qui est sous le sol!! A Bréhat, mon grand père fait aussi du compost dans son jardin avec nos restes, mais ici c’est toute l’île qui s’organise pour faire le compost!!


Pour les autres déchets comme la vaisselle cassée, les gravats de travaux, les couches culottes, les plastiques non recyclables,… ils récoltent tout le compact et l’entrepose dans une carrière. Ensuite tout sera recouvert de terre pour y planter des arbres. Heureusement, comme les gens trient bien, ces déchets ne sont pas en grande quantités.
Ils récoltent aussi toutes les matières dangereuses comme les produits des pharmacies et hôpitaux dans des grands sacs rouges. On y a vu des médicaments, des seringues, des aérosols. Ensuite, ils les brulent dans un four à très forte température.
Un grand bravo à tous ces gens des Galápagos qui protègent les animaux, la terre grâce au recyclage!!!
Ils étaient très fiers de nous montrer tout leur process de recyclage et nous ont super bien accueillies. Ils souhaiteraient même faire un partenariat avec Eco-Emballages en France!
Nous gardons contact avec eux pour leur envoyer de nos nouvelles!

