RÉDUIRE LES COÛTS EN AMÉLIORANT LES DISPOSITIFS DE COLLECTE

RÉDUIRE LES COÛTS EN AMÉLIORANT LES DISPOSITIFS DE COLLECTE
28 janvier 2016
Le Plan de relance du tri et du recyclage vise à améliorer la collecte et le développement du recyclage du plastique. Mais ce n’est pas tout : il intègre également un volet d’accompagnement des collectivités pour optimiser les coûts. Retour sur les objectifs, les ateliers de partage en région et exemples de bonnes pratiques.

Améliorer la connaissance des dispositifs de collecte sélective des emballages et accompagner les collectivités vers l’évolution et l’amélioration de leur dispositif pour augmenter les tonnes et optimiser les coûts sont les deux principaux objectifs de ce Plan de relance.

C’est dans cette optique que nous organisons, avec Adelphe, des cycles d’ateliers de partage entre collectivités en 2015 et 2016, pour travailler sur des pistes d’amélioration opérationnelles de leur dispositif et construire un plan d’actions présenté aux élus. Au programme : partage de bonnes pratiques et analyse du contexte local de chaque collectivité, notamment à partir d’une base d’indicateurs techniques et économiques qui permettent aux collectivités de se comparer et ainsi de se positionner vis-à-vis d’autres collectivités locales.

Les premières réunions ont rencontré un accueil très favorable des collectivités participantes.

 

Flandres : arrêt de la collecte du verre en porte à porte

C’est suite à une analyse personnalisée des performances et des coûts ainsi qu’un diagnostic verre, réalisés en concertation avec Eco-Emballages et la collectivité, que les élus du Syndicat Mixte Intercommunal de Collecte et de Traitement des Ordures Ménagères des Flandres ont pris cette décision, effective depuis le 21 décembre. Les résultats sont concluants : une différence de coût importante, 32 € la tonne de verre en apport volontaire contre 262 € en porte à porte, avec des performances identiques en porte à porte et en apport volontaire.

Une véritable bonne pratique et un exemple à suivre, dans une région où 59 % des collectivités collectent encore le verre en porte à porte et 17 % en double service (porte à porte ET apport volontaire).

 

Optimisation et rationalisation de la collecte sélective grâce à l’apport volontaire

Le développement de l’apport volontaire multi flux est la solution pour contenir les coûts à l’avenir. De fait, il est déjà en place sur plusieurs flux :

  • Les emballages verre, qui concernent près de 9 habitants sur 10 grâce à un réseau de plus de 180 000 conteneurs.
  • Les emballages légers et les papiers, avec 135 000 conteneurs et les bacs de regroupements partagés dans les immeubles,  pour 1 habitant sur 3.
  • Les ordures ménagères avec déjà près de 1 habitant sur 10 desservis.

 

Si la collecte sélective est désormais déployée, il demeure de grandes disparités : des quartiers, surtout en habitat collectif, restent non ou mal desservis, et la collecte est deux fois moins efficace dans les zones urbaines que dans les zones rurales.

Pour réduire ces disparités et rendre la collecte sélective partout plus efficiente, la priorité est de développer la collecte partagée : des dispositifs toujours accessibles, adaptés aux contraintes urbaines, et qui se prêtent bien à un geste de tri plus poussé (séparation fibreux/non fibreux) pour faciliter l’activité de tri et donc en réduire le coût.

Les prochaines déclarations des collectivités, en 2017, permettront de mesurer leur engagement dans l’adaptation des dispositifs, nécessaire pour atteindre les objectifs de recyclage de la filière sans mettre en péril son économie.